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- Une démocratie à géométrie variable
- Des « règles » appliquées à sens unique
- Ce que devrait être la vraie démocratie locale
Une démocratie à géométrie variable
À l’époque, le candidat écrivait noir sur blanc que « le panneau d’affichage de la mairie et le site internet sont libres d’accès » et rappelait, non sans condescendance, qu’« il faut comprendre la démocratie, accepter ses règles ».
Cette formule se voulait alors un rappel de principe, presque une leçon adressée à celles et ceux qui osaient questionner l’accès aux moyens de communication municipaux.
Aujourd’hui qu’il est maire, ces mêmes outils deviennent soudain beaucoup moins accessibles dès qu’il s’agit de l’opposition.
Ce qui était présenté comme un droit ouvert à tous se transforme, dans les faits, en filtre politique où l’on choisit qui peut s’exprimer, quand et dans quelles conditions.
Des « règles » appliquées à sens unique
Nous, liste d’opposition, savons très bien ce que signifient concrètement les « bâtons dans les roues » : demandes ignorées ou laissées sans réponse, délais à rallonge, réponses tardives qui rendent toute publication caduque, règles interprétées de façon stricte pour nous… et beaucoup plus souple pour d’autres.
Autrement dit, ce ne sont pas les règles de la démocratie que nous contestons, mais la manière dont elles sont utilisées pour restreindre la parole de celles et ceux qui ne sont pas dans la majorité.
L’égalité de traitement ne devrait pas être une option, encore moins une faveur accordée au gré de l’humeur ou de l’intérêt politique du moment.
Lorsque les mêmes textes servent à justifier l’accès pour certains et à le compliquer pour d’autres, ce ne sont plus des règles démocratiques, mais des outils de contrôle.
Ce que devrait être la vraie démocratie locale
La vraie démocratie ne consiste pas à faire la morale depuis le bulletin municipal en expliquant à ses opposants comment ils devraient se comporter.
Elle consiste à garantir, de manière claire et transparente, que toutes les listes – majorité comme opposition – disposent d’un accès équitable aux moyens de communication financés par les Rozéennes et les Rozéens.
Ces supports institutionnels n’appartiennent ni à une personne, ni à un camp, ni à une équipe en place : ils appartiennent à toute la commune.
Respecter la démocratie locale, c’est accepter que d’autres voix puissent s’y exprimer, y compris lorsqu’elles sont critiques, exigeantes ou simplement différentes.
